Historique
En 1954, le Conseil communal lausannois adoptait les conclusions du préavis « Nouvelle ligne permanente de tir » et allouait un montant de 2,6 millions de francs pour la réalisation à Vernand-Dessus d’un nouveau stand de tir en remplacement de celui de la Pontaise. Cette décision mettait fin à des années de discussions (commencées en 1931) quant au choix d’un nouvel emplacement pour la pratique du tir à Lausanne. Les travaux débutèrent en juillet 1957 et la nouvelle ligne de tir comptant 70 cibles à 300 m et 20 cibles à 50 m fut inaugurée en avril 1959.
En 1963, le Conseil communal allouait un crédit de 75'000 francs pour l’extension des installations de tir au petit calibre.
En 1966, un stand pour le tir au pistolet à 25 m, avec 10 cibles mobiles (portique dit « olympique ») fut créé.
Il apparut bientôt que les installations prévues pour le tir sportif (25 et 50 m - armes longues de petit calibre et pistolet) étaient insuffisantes. Une extension était donc nécessaire pour faire face aux besoins et conserver la possibilité d’accueillir des compétitions dans ce stand. En 1974, le Conseil communal accepta un crédit pour l’agrandissement des installations de tir à 50 mètres.
Avec ses septante cibles à 300 m et ses installations pour le tir au pistolet et au petit calibre, Vernand devint rapidement la plus grande installation de ce type dans le canton et l’une des plus importantes de Suisse. Outre sa vocation militaire - la possibilité pour les astreints de Lausanne et ses environs d’accomplir leurs obligations fédérales - ce stand permit le développement du tir sportif et l’accueil de manifestations importantes.
1984 marqua la fin d’un chapitre important de l’histoire du tir lausannois. En allouant un montant d'un million de francs, le Conseil communal faisait entrer le stand de Vernand dans l’ère de l’électronique par l’installation de cibles à marquage automatique des résultats, supprimant ainsi la fonction de cibarre. Cette première tranche de 50 cibles fut suivie d’une seconde de 20 en 1988.
Des travaux d’entretien des bâtiments et du restaurant ainsi que l’agrandissement du stand de tir à 25 m et l’aménagement d’un garage pour le Service du feu (en plus de la seconde tranche de cibles électroniques déjà citées) pour un montant d'un million de francs furent approuvés en 1988.